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Dans cet épisode nous allons parler de faut-il goûter, pourquoi on bâille, le néandertalien consommait-il des glucides ?

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Goûter ou non ?

Seulement 43,5 % des Français s’accordent une pause pour le goûter, selon une étude du CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie). Or cet encas n’est pas superflu. Il permet de bien structurer ses apports alimentaires au fil de la journée, comme l’explique le docteur Alain Delabos, médecin nutritionniste auteur de « Mincir sur mesure grâce à la chrono-nutrition » (éditions Albin Michel) et de « La nouvelle chrono-nutrition illustrée » (éditions Hugo New Life).

Pourquoi on bâille

Selon une idée reçue, le bâillement servirait à apporter plus d’oxygène au sang, mais c’est faux. En fait, il sert à « rafraîchir » le cerveau quand il chauffe trop. D’après l’université d’Utrecht, « Grâce à l’inhalation simultanée d’air frais et à l’étirement des muscles entourant les cavités buccales, le bâillement augmente le flux de sang plus froid vers le cerveau, et a donc une fonction thermorégulatrice. » La température du cerveau diminue ainsi après un bâillement.

Le cerveau doit fonctionner à une certaine température pour une efficacité optimale. Si la température augmente, l’attention de l’individu diminue. Les mammifères et les oiseaux utilisent donc le bâillement pour augmenter leur état d’alerte. Source

Il y a viande et viande

Dans le domaine médical, il y a viande et viande.Plus précisément, viande transformée d’un côté, et viande non transformée de l’autre.Mais qu’est-ce qu’on entend par viande transformée ou non transformée ?Voici quelques exemples classiques de viandes transformées :Les charcuteries (salami, saucisson, jambon)Les salaisons (des viandes au sel)Le fameux baconLes saucissesLes nuggets et les hamburgers des fast-foods (transformé avec des ajouts de sel, de gras ou de panures)Les sauces cuisinées à la viande (bolognaise…)Toutes les conserves type pâtés, bœufs séchés

Une récente étude prospective menée chez plus de 134.000 personnes de 21 pays à haut et moyen revenu et suivi pendant en moyenne 9.5 ans rapporte des résultats dans ce sens.Il n’y a eu aucune association entre la consommation de viande non transformée avec la mortalité toutes causes confondues et les maladies cardiovasculaires, alors que l’on observe exactement l’inverse pour la viande transformée (2). Source

Néandertal consommé des glucides

Voici un autre coup dur pour l’image populaire des Néandertaliens en tant que mangeurs de viande brutaux: Une nouvelle étude sur les bactéries recueillies sur les dents de Néandertal montre que nos cousins ​​proches mangeaient tellement de racines, de noix ou d’autres féculents qu’ils ont radicalement modifié le type de bactéries dans leur bouche. . La découverte suggère que nos ancêtres s’étaient adaptés à manger beaucoup d’amidon il y a au moins 600 000 ans – à peu près en même temps qu’ils avaient besoin de plus de sucres pour alimenter une grande expansion de leur cerveau.

L’étude est «révolutionnaire», déclare la biologiste évolutionniste de l’Université Harvard Rachel Carmody, qui ne faisait pas partie de la recherche. Le travail suggère que les ancêtres des humains et des Néandertaliens cuisinaient beaucoup de féculents il y a au moins 600 000 ans. Et ils s’étaient déjà adaptés à manger plus de plantes féculentes bien avant l’invention de l’agriculture il y a 10 000 ans, dit-elle.  Source

 

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Fitnessmith (Théo) est un spécialiste de la musculation naturelle et de la nutrition depuis 2004. Ayant souffert d'obésité modérée dans sa jeunesse, il s'est formé pour comprendre et lutter contre son surpoids. Grâce au sport, à la nutrition et à une hygiène de vie saine, il a réussi à transformer son corps et son mode de vie. Passionné par l’optimisation physique et la performance, il a expérimenté et comparé différentes méthodes d'entraînement, notamment la force, l'hypertrophie et l'endurance musculaire, afin d’en analyser les effets sur le corps et la progression athlétique. Conscient que la transformation physique va bien au-delà de l’entraînement et de l’alimentation, il s'est également documenté sur la santé mentale, les troubles du comportement alimentaire (TCA), la dysmorphophobie, l'image de soi et les mécanismes de la motivation au changement, afin d’aider ceux qui souhaitent améliorer leur relation avec leur corps et leur bien-être global. Aujourd’hui, il partage son expertise et son expérience à travers son site , ses , ses et ses réseaux sociaux, notamment et . Auteur du livre aux éditions Eyrolles, il écrit également pour le magazine et intervient dans de nombreux sur le web. Il propose sur son site adaptés à ceux qui souhaitent perdre de la graisse et prendre du muscle, basés sur des données scientifiques et son expérience personnelle. Vous pouvez également . Avertissement : les informations fournies sur Fitnessmith.fr sont destinées à un usage informatif et ne remplacent pas les conseils d’un professionnel de santé. Fitnessmith.fr ne garantit pas l’exactitude, la fiabilité ou l’exhaustivité des contenus, et leur utilisation se fait sous votre entière responsabilité.

La publication a un commentaire

  1. Alice ELBAZ

    Bonsoir, Encore un super podcast. Je trouve ta réflexion très juste sur le fait que beaucoup de gens déléguent trop de domaines de leur vie à des machines ou à un tiers. Ce qui les rends dépendants (et je me rends compte que je suis aussi parfois tentée par ce chemin). C’est grave parce que ça affecte les capacités d’apprentissage, de réfléxion, de créativité, et donc le développement d’une pensée qui nous soit propre en etablissant des liens entre notre vécu, nos connaissances et aussi nos intuitions et nos affects (qu’il ne faut pas non plus, à mon sens, dégrader par leurs caractères parfois très primaires). Tout cela est tellement important pour construire notre manière d’être au monde…et irréductibles à des algorithmes et des calculs. C’est quelque chose qui m’amputerait profondément d' »une tranche de vie » de ne pas comprendre certains mecanismes du vivant (pour le peu qu’on en connaît vraiment). Cette problématique actuelle peut effectivement expliquer l’absence de bon sens général que l’on peut repérer à notre époque et la difficulté qu’on de plus en plus de gens à mener une véritable réflexion (au sens premier du terme). A force de pas vouloir « se prendre la tête »,… Le problème c’est que, comme avec les poils, si demain on ne se sert plus de notre cerveau, à quoi bon en avoir. . . Bref, ce commentaire est bien trop long et personnel. Enfin, encore un travail super de ta part et ravie de découvrir aussi tes références dans le champ de l’astrophysique ( Etienne Klein est vraiment un type formidable et en plus il fait de l’ultra trail^^). Bonne continuation. Alice

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